Dure réalité
Comme l'a fait remarquer ce bon vieux Max, en ce moment, on est en plein trip buccolique (et non alcoolique, pour une fois). De plus, aujourd'hui au RU, c'était journée Poésie sur les petits plaisirs de la vie. J'aime pas les gens heureux et j'ai donc pondu ceci à l'arrache pendant le TD de maths, qui résume mon état d'esprit actuel :
Ma solitude est telle,
Aucun sentiment ne passe,
Mon cœur devient insensible et immortel
Pendant que l’espoir et la joie s’effacent.
Mes amis ont beau être là
Je souffre toujours, malgré cela.
Ma vie rime avec solitude
Alors que je rêve de plénitude.
J’essaye de garder une bonne humeur apparente
Mais m’enfermer dans une coquille est plus facile
Que d’affronter une vérité qui me hante.
"La vie est un long fleuve tranquille",
La mienne est une flaque asséchée
Qu’aucune pluie ne vient troubler.
Cette sensation de vide, oppressante
Devient de plus en plus envahissante.
Ma poitrine est prie dans un étau qui se resserre
Sera-t-elle broyée avant qu’Elle ne se manifeste.
Parfois je pense que ma situation pourrait être pire
Eprouver de l'amour pour autrui
Est une souffrance lorsqu'il s'agit
D'un amour non partagé qui vous fait souffrir.
Mes espérances sont embourbées,
Le bonheur n’est pas pour moi, mais pour eux
Je n’ai le droit que de rêver
De rejoindre les gens qui compte par deux.
Je me contente d’être spectateur
Et même pas de pop corn pour se faire plaisir
Un jour serait-je acteur
Et retrouverai-je le sourire ?
Goûter aux joies de l’amour
Y aurais-je le droit un jour ?
