Opération suicide suicidaire

Je suis pendu à vos lèvres, espérant le mot
Espérant le oui, qui sauverait ma vie
Je suis pendu au téléphone, mais qu'y a-t-il de plus moche ?
Qu'un téléphone, aphone qui sonne et personne qui ne décroche
Je suis pendu à votre cou, dans le plus beau de mes rêves
Mais je ne me réveille jamais près de vous, et j'en crève
Je suis pendu sous vos fenêtres, au pied de l'arbre peut-être demain
La petite fleur qui va naître, vous racontera mon chagrin
C'est quand le bonheur ?
Je suis pendu à cet espoir que vous m'avez soldé
Je suis presque sûr l'autre soir, c'est moi que vous avez regardé
Je suis pendu par les pieds, tout rouge et le souffle coupé
A chaque fois que le hasard me dépose devant votre nez
Je suis pendu à la cravate dans mon costume croque-macchabée
Il paraît que vous faiblissez devant les hommes bien habillés
Je suis tendu c'est aujourd'hui que je viens vous offrir ma vie
Peut-être oserais-je parler à quelqu'un d'autre qu'à mes pieds
C'est quand le bonheur ?
Et puis ce goût amer est venu tapisser ma bouche
Je viens de conquérir son coeur mais c'est louche
Car qui mieux que ces vieux amants, sait qu'on perd l'amour
Aussitôt qu'on le gagne, décidément c'est pas facile tous les jours
C'est quand le bonheur ?
(Pas pour rien que ce soit l'hymne du CJDC
...
Et pourtant, j'aimerai tant revenir à ça :
On s’étreint on se serre comme on se noie
Est-il nécessaire que je répète tant de fois
Je t’aime je t’aime je t’aime je n’aime que toi
Je t’aime je t’aime je t’aime je n’aime que toi
On se suce les lèvres on mélange nos doigts
Le bonheur est une vieille qui boîte sur du verglas
Alors je le répète pour qu’on ne l’oublie pas
Je t’aime je t’aime je t’aime je n’aime que toi
Je pendrai haut et court
Quiconque te rôdera autour
Le bonheur est une vieille qui boîte sur du verglas
Et j’essaie de m’en souvenir à chacun de mes pas
On a cloué des projets sur nos agendas
Pour être sûrs bien sûr d’aller au moins jusque là
Tu as peur de me voir partir
Et moi que tu ne restes pas
Je t’aime je t’aime je t’aime je n’aime que toi
On se griffe on se renifle on se boit
On se cherche au coin de chaque instant
On ne se lâche pas
J’ai ces mots comme un flambeau qui guide nos pas
Je t’aime je t’aime je t’aime je n’aime que toi
Je pendrai haut et court
La première vermine qui te fera la cour
Le bonheur est un chien qui traverse une quatre voies
Et j’essaie de m’en souvenir à chacun de mes pas
Le bonheur est un chien qui traverse une quatre voies
J’essaierai de m’en souvenir jusqu’au bout de mes pas

