L’individualisme n’est pas une solution, c’est juste une facilité, une fuite en arrière. En ce moment je cogite pas mal sur plusieurs trucs et j’en suis arrivé à certaines réflexions existentielles parfaitement inutile. Je me suis rendu compte que des qu’il y a une notion de groupe, plusieurs problème surgissent. Ces prises de tête viennent d’un manque d’habitude de vie en communauté constante.
On n’est constamment avec soi-même, alors on est habitué à soi. Mais des qu’on se retrouve avec quelqu’un d’autre, on se confronte à des idées différentes des siennes. Ce qui est bien en soi, c’est tout de même le but, mais parfois, on a tellement envie que tout se passe bien, qu’on agit maladroitement et qu’on génère soi-même les embrouille.
Par exemple, en ce qui concerne le travaille, on a tellement envie que tout se passe bien que dès qu’il y a une erreur ou un retard, ça fout le bordel. En colocation, c’est pareil, dès qu’il y en a un qui ne fait pas une tâche qu’il devait faire, ça fait chier tout le monde. Et en couple, on veux tellement que tout soit parfait que dès qu’il y a un geste maladroit ou une parole mal comprise, ça fini en eugueulade.
Lorsqu’on est seul, on a de compte à rendre à personne à part à soi-même, ce qui est aisément accepté et acceptable. Personne ne s’est jamais senti blessé ou rancunier par une action réalisé seul, sans regard extérieur.
On aimerait parfois que tout le monde pense comme nous, réagissent comme nous, à quelques différences près, restant facilement acceptable. « Acceptez moi comme je suis, à vous de changer pour que je puisse vous acceptez sans aucune difficulté ».
Toutefois, l’individualisme est contradictoire, comme le montre la notion de « bouc émissaire » : il est toujours plus facile de rejeter la faute sur l’autre que de se dire qu’on est dans cette situation par lâcheté ou par manque d’indépendance (et donc d’individualisme).
Pour illustrer (un peu) cette individualisme, un petit strip du talentueux Néon (je vais finir par devoir lui payer des droits d'auteur à force :p )